Trois questions à… Michel Aoustin, président de la CMA du Morbihan

Michel Aoustin, président de la CMA du Morbihan, représentant national du réseau des CMA pour le plan « Action cœur de ville »

Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est le plan national « Action cœur de ville » ?

Pour répondre aux difficultés de nombreuses villes moyennes, le gouvernement a élaboré un programme ambitieux de revitalisation de leurs centralités. Ainsi, un plan spécifique, doté de 5 milliards d’euros répartis sur cinq ans, a été lancé en décembre 2017 par le ministère de la Cohésion des territoires. Il vise notamment à favoriser le maintien ou l’implantation d’activités et à améliorer les conditions de vie des habitants.

Pour quelle raison les CMA se sont-elles impliquées dans ce dispositif ?

Le réseau des CMA est un partenaire actif du gouvernement et un interlocuteur privilégié des collectivités locales. Fort de son maillage territorial, il est en hyper-proximité avec les réalités du terrain. Il était donc légitime qu’il s’engage dans ce programme et accompagne les 222 villes bénéficiant d’une opération de revitalisation de leur centre-ville dans le cadre de ce plan. Par ailleurs, l’offre de services des CMA est une réponse efficace aux problématiques que rencontrent les collectivités. Leur expertise leur permet en effet de les appuyer dans leur stratégie de développement, d’animation et de promotion.

En quoi l’artisanat est un levier pour la redynamisation des centres villes ?

Les enjeux de revitalisation de nos communes passent par l’économie de proximité et par le développement de l’activité artisanale et commerciale. L’artisanat, par sa dimension économique et sociale, est un élément clé de la vitalité et de l’animation des centres villes. Ses entreprises dynamisent la vie locale et contribuent au maintien du lien social.  Elles créent de l’emploi, de la richesse et offrent un véritable potentiel de croissance.

Interview publiée dans le Lettre de l’APCMA de novembre-décembre 2018