Trois questions à… Louis Noël, président de la CMA des Côtes d’Armor

A l’origine de la première Cité du Goût et des Saveurs, pouvez-vous nous expliquer le concept ?

En 2005, la chambre de métiers et de l’artisanat des côtes d’Armor a créé la Cité du Goût et des Saveurs pour accompagner les artisans, promouvoir l’artisanat alimentaire costarmoricain et former les professionnels.

En juin dernier, vous avez signé une convention avec l’APCMA. Quel est son objectif ?

La Cité du Goût et des Saveurs a, dès sa création, rencontré un accueil très positif et a suscité beaucoup de curiosités de la part des entreprises et des autres CMA. Nous avons donc déposé la marque et commencé à partager le concept et notre expérience. En signant cette convention avec l’APCMA nous garantissons la pérennité et le développement de la Cité du Goût et des Saveurs tout en restant le pilote fondateur. Nous mutualisons une offre de services, des outils et des compétences au niveau national et offrons une vitrine plus propice aux partenariats nationaux et internationaux. Tout ceci, sans oublier notre ambition première, celle de servir l’économie de territoire pour les artisans costarmoricains.

Selon vous, en quoi l’artisanat alimentaire constitue une réponse aux enjeux de notre société ?

L’artisanat alimentaire, par son savoir-faire et ses produits, constitue une valeur « refuge » dans un univers mondialisé aux normes qui échappent de plus en plus aux Etats. Grâce à la création d’une économie circulaire et au maintien d’emplois non délocalisables, il est devenu un modèle économique pertinent en soutien au développement durable, la ruralité, la nutrition, la santé et l’éducation au goût.

Interview publiée dans la Lettre de l’APCMA