Rencontres sénatoriales de l’apprentissage 2018

Organisée conjointement par le Sénat et l’APCMA, la 18e édition des Rencontres sénatoriales de l’apprentissage se tiendra le 16 avril au Palais du Luxembourg sur le thème « Apprentissage & Artisanat : porteurs d’avenir et d’emploi dans nos territoires ». À cette occasion, une exposition « CFA au sein du Sénat » présentera les modes de formation innovants du réseau des CMA et des tables rondes seront organisées autour de trois thématiques : « Adapter les parcours d’apprentissage et l’offre de formation aux nouveaux publics, aux nouvelles pédagogies », « Mieux préparer les futurs apprentis avant leur entrée en entreprise » et « Intensifier le lien apprentissage, emploi et économie ».

Interview croisée de Gérard Larcher, président du Sénat et de Bernard stalter, président de l’APCMA*.

Depuis plusieurs années, le Sénat et l’APCMA organisent les Rencontres sénatoriales de l’apprentissage. Que représente pour vous la participation à ces rencontres ?
Gérard Larcher : Ces Rencontres sont un moyen privilégié pour faire connaître l’apprentissage et mettre en valeur le rôle de l’artisanat. Compte tenu du calendrier des réformes sur l’apprentissage et la formation professionnelle, nous avons choisi cette année, en complément de la visite du Sénat organisée pour des apprentis et de la présentation des activités d’un CFA, d’avoir trois tables rondes consacrées aux parcours, à une meilleure préparation avant l’entrée en apprentissage et au renforcement du lien avec les territoires.
Bernard Stalter : L’apprentissage est la réponse la plus pertinente à l’insertion professionnelle des jeunes. Nous devons nous emparer de toutes les opportunités de le faire savoir et les RSA en sont une belle occasion. En lien avec le Sénat, nous démontrerons cette année encore combien l’apprentissage est une filière d’excellence et une voie inégalable de réussite pour notre jeunesse.

Le Gouvernement a dévoilé les premières annonces de sa réforme de l’apprentissage. Selon vous, quelles mesures opérationnelles sont les plus urgentes à mettre en place ?
Gérard Larcher : L’unification des trois aides actuelles ! Et, de façon plus large, le Gouvernement doit faire en sorte que la mobilisation de tous les acteurs, y compris les Régions, se poursuive. L’objectif est de simplifier le système de l’apprentissage : ses financements, les modalités de création des CFA, le contrat d’apprentissage, l’organisation des formations. Soyons tous vigilants pour que cet objectif de simplification soit vraiment atteint !
Bernard Stalter : Plusieurs des mesures révélées par le Gouvernement sont issues des propositions du Livre blanc que nous avons remis en décembre dernier à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Les plus urgentes concernent les parcours de formation qui doivent être mieux adaptés à la réalité des jeunes et à l’évolution de la société. Il faut leur donner une plus grande  flexibilité et ainsi répondre aux attentes des entreprises en besoin de main d’oeuvre qualifiée. Par ailleurs, il est également indispensable d’encourager la certification des maîtres d’apprentissage et de revaloriser le rôle pivot qu’ils jouent au sein des entreprises.

L’apprentissage souffre encore cruellement de reconnaissance. Quelles actions préconisez-vous pour renforcer son image ?
Gérard Larcher : Il n’y a pas de solution miracle. Ce sera le fruit de cette réforme. Comme le propose l’APCMA, il faut faire connaître les taux d’insertion dans l’emploi, les débouchés et les niveaux de rémunération de l’ensemble des titres et diplômes. Cela passe par un dispositif d’orientation plus réactif et bien centré sur les territoires.
Bernard Stalter : Il est impératif de modifier de façon positive l’image et le regard portés sur ce mode de formation. L’artisanat couvre une large palette de métiers auxquels l’apprentissage permet d’accéder. Les jeunes en alternance peuvent ainsi concrétiser la théorie apprise en cours en la mettant en pratique dans l’entreprise, le tout en bénéficiant d’une rémunération. L’assurance d’un avenir puisque 80 % des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur cursus !

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*Interview publiée dans la Lettre de l’APCMA datée du mois de mars / avril 2018