Discours lors de la soirée du prix du maître d’apprentissage 2017

Mot d’accueil du Président Bernard Stalter – 27 juin 2017
(Seul le prononcé fait foi)

 

Mesdames, messieurs,

Je suis très heureux de vous accueillir ce soir pour cette troisième édition du prix du maître d’apprentissage, placée sous le haut patronage de Muriel Pénicaud, notre Ministre du travail, qui nous a malheureusement fait part de son regret de ne pouvoir assister à cette cérémonie.

Le prix du maître d’apprentissages est un événement qui tient tout particulièrement à cœur aux deux organisateurs que sont les Chambres de Métiers et de l’Artisanat et Garance. Ceci, parce qu’il a pour objectif de mettre en lumière des femmes et des hommes, qu’ils soient dirigeants ou salariés d’entreprises artisanales dont le rôle est fondamental pour notre secteur.

Parce qu’aucune récompense ne valorisait les maîtres d’apprentissage, les Chambres de Métiers et de l’Artisanat et Garance ont souhaité, il y a trois ans, à l’initiative d’Alain Griset que je salue, rétablir cette injustice en leur dédiant un prix.

Les maîtres d’apprentissage remplissent en effet une fonction essentielle au sein des entreprises artisanales. En lien avec le centre de formation, ils permettent à l’apprenti d’acquérir les bases techniques, pratiques, de son futur métier, de s’initier au monde du travail, de parfaire son éducation. Ils accompagnent les jeunes dans la construction de leur projet professionnel et dans leur insertion professionnelle. Ils sont le cœur de notre système de formation !

Mais les bénéfices d’une telle formation ne sont cependant pas à sens unique.

La présence d’apprenti dans l’entreprise constitue aussi un atout pour celle-ci.

Accueillir un jeune en apprentissage c’est une fenêtre ouverte sur le monde d’aujourd’hui, un regard renouvelé sur l’exercice du métier, des références nouvelles, en particulier lorsqu’il s’agit de jeunes venant de pays étrangers.

En formant des apprentis, les entreprises artisanales ont ainsi l’assurance d’être entourées de jeunes qualifiés ayant une expérience concrète de la vie active, immédiatement opérationnels, à même d’assurer la pérennité de leur savoir-faire et de valoriser le développement de leur activité.

C’est donc une solution pleinement adaptée pour former les compétences dont les entreprises ont tant besoin.

 

Certes l’apprentissage est une formation qualifiante qui s’impose aujourd’hui comme la voie privilégiée d’accès à la qualification, au métier, au savoir-faire, à la transmission d’entreprise. Mais c’est aussi une voie de solidarité entre les générations, un échange, un partage, une démarche citoyenne de l’entreprise.

Aujourd’hui, c’est plutôt une bonne chose, nos décideurs prennent conscience que les métiers de l’artisanat et la formation des apprentis sont des réponses pertinentes pour redynamiser nos territoires et notre économie,

pour apporter des réponses concrètes à nos jeunes en recherche d’emplois et transmettre des valeurs positives pour bien démarrer dans la vie.

C’est pour toutes ces raisons qu’il convient de promouvoir le rôle exemplaire tenu par les maîtres d’apprentissage : il y va de la pérennité des métiers de l’artisanat, de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.

A cet effet, je tiens à remercier les Chambres de Métiers et de l’Artisanat pour leur mobilisation. Je tiens à les encourager à poursuivre leurs actions pour valoriser ce prix et lui donner la visibilité qu’il mérite.

Mais place à l’apprentissage ! Et félicitations aux cinq lauréats nationaux dont je vous invite à découvrir les portraits.

www.maitreapprentissage-artisanat.fr