Ça suffit ! Occupez-vous de nos affaires

Le 7 mai prochain la France élira son nouveau chef de l’État.
A deux mois de l’échéance ce sont les projets des candidats qui nous importent et qui vont engager notre avenir pour les cinq ans à venir.
L’actualité judiciaire ne peut pas davantage occulter les positions (ou l’absence de position) des uns et des autres sur les sujets de société et pour ce qui concerne l’artisanat, les programmes économiques.
Ce qui nous intéresse ce n’est pas telle ou telle convocation par les juges.
Ce qui nous intéresse c’est la politique que les candidats prévoient pour :

‒ les Entreprises :
• Quelle prise en compte des spécificités des petites entreprises (qui appliquera enfin véritablement le principe du small is beautifull) ?
• Quelle évolution/révolution dans les relations sociales et leur expression formelle, le droit du travail ?
• Quelle position sur la contribution financière des entreprises à l’Etat (charges fiscales) et au modèle social Français (charges sociales) ?

‒ Le secteur des métiers :
• Comment soigner l’inflation de normes, de labels et de procédures, boulets de plus en plus insupportables pour l’exercice des métiers ?
• Comment assurer une concurrence loyale, cœur indispensable d’une économie de marché ?
• Quelle action rapide et concrète pour régler enfin la question des travailleurs détachés ?

‒ La formation professionnelle :
• Quelle prise en compte de l’apprentissage des métiers manuels, quelle prise en compte des évolutions des exigences des métiers, des besoins des entreprises, des technologies ?
• Quelle mesure de la qualification réelle des diplômés ?
• Quelle prise en compte de la tendance à l’exercice de plusieurs métiers dans une vie professionnelle et donc quel système effectif et efficace de formation initiale pour adulte sera mis en place au-delà des indispensables dispositifs de rattrapage social ?

Les artisans Alsaciens et au-delà, attendent des réponses à ces questions. Que leur médiatisation s’effectue dans l’actualité politique et économique. Et que les questions judiciaires retournent dans leurs rubriques dédiées.

Bernard Stalter
Président de l’APCMA